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Titre du blog : en chemin
Auteur : christineb
Date de création : 27-07-2011
 
posté le 23-01-2026 à 17:01:41

lectures d'hiver

Laurent Mauvignier : La maison vide.

 

C’est l’histoire d’une famille, sur plusieurs générations, un récit motivé par le suicide du père du narrateur et par la découverte que sur les albums photos le visage de sa grand-mère, Marguerite, a disparu : découpé, ou recouvert d’encre. Pourquoi ? Ce gros roman nous raconte ce qui s’est passé sur le domaine familial et à La Bassée, les relations épouse-époux,  mère-fille, intimement liés aux évènements historiques du XXème siècle: deux guerres mondiales qui ont changé le cours des vies.

J’ai vraiment beaucoup aimé ce roman , qui m’a rappelé Zola, j’ai aimé les phrases longues, répétitives mais jamais ennuyeuses, qui donnent le rythme et nous permettent de comprendre chaque personnage.

« Mais à cette époque-là, elle pensais encore qu’elle maîtrisait ce qui arrivait, qu’elle jouait la séductrice pour arriver à ses fins, sans voir que chaque semaine l’emmenait un peu plus près de ses bras à lui, qu’il pourrait un jour l’embrasser sans qu’elle puisse lui résister, se refuser à lui, s’opposer à son désir à lui car ce dont elle crevait et qui ne pouvait pas durer des années, c’était de vivre dans une solitude maladive qui la dépossédait d’elle-même et la poussait chaque soir à boire un ou deux verres de trop (…) c’était un besoin irrépressible d’étreinte, d’une étreinte pour combler cette présence obsédante du vide et du froid qu’elle ressentait dans son corps, jusqu’au fond d’elle-même, jusqu’à la douleur. »

 

La Maison vide par Mauvignier
 
Jon Kalman Stefànson: Lumière d'été puis vient la nuit
 
Dans ce roman , on découvre la vie dans un  fjord de l'ouest de l'Islande, racontée par les villageois eux-mêmes avec les anecdotes, les croyances, les peurs, les moments joyeux. On a affaire à des narrateurs au pluriel, "nous", comme dans le roman de Laurent Mauvignier d'ailleurs.
"Nous vivrons donc à jamais en nous demandant si Björg était hantée par les ombres et les ténèbres, quand peut-on affirmer connaître quelqu'un, nous ne percevons la plupart du temps que la surface sous laquelle se déploient des mondes dont nous ne soupçonnons même pas l'existence. Jamais nous n'aurions imaginé que Hannes puisse être à ce point désespéré, jamais nous n'aurions envisagé que le directeur de l'Atelier de tricot puisse devenir l'Astronome (...) pourquoi ai-je vécu?  Faut-il voir en ces récits sur nos vies et nos morts au village et dans les campagnes voisines une tentative de réponse à cette question, ainsi qu'aux doutes et aux incertitudes qu'elle engendre? 

 

Lumière d’été, puis vient la nuit - 1

 

Lydie Savayre: La puissance des mouches

 

Un détenu pour homicide, ancien guide au musée de Port-Royal et imprégné de la philosophie de Blaise Pascal, livre sa version des faits et surtout se livre à différents interlocuteurs: avocat, juge, gardien...

Ce roman par son style m'a rappelé La chute , d'Albert Camus, où un ancien juge essaie aussi de comprendre quelle a été son existence dans un monologue.

 

 

La puissance des mouches de Lydie Salvayre - Poche

 


 

 

Commentaires

seringa le 23-01-2026 à 17:15:40
Désolée mais aucun ne me tente. J'ai besoin de lectures plus réjouissantes, je n'ai plus envie de me plonger dans les tréfonds névrotiques des auteurs... (le Goncourt entre autres, les retours que j' en ai eus sont très partagés... )...

J'ai besoin d' optimisme !!!

Bisous.