Laurent Mauvignier : La maison vide.
C’est l’histoire d’une famille, sur plusieurs générations, un récit motivé par le suicide du père du narrateur et par la découverte que sur les albums photos le visage de sa grand-mère, Marguerite, a disparu : découpé, ou recouvert d’encre. Pourquoi ? Ce gros roman nous raconte ce qui s’est passé sur le domaine familial et à La Bassée, les relations épouse-époux, mère-fille, intimement liés aux évènements historiques du XXème siècle: deux guerres mondiales qui ont changé le cours des vies.
J’ai vraiment beaucoup aimé ce roman , qui m’a rappelé Zola, j’ai aimé les phrases longues, répétitives mais jamais ennuyeuses, qui donnent le rythme et nous permettent de comprendre chaque personnage.
« Mais à cette époque-là, elle pensais encore qu’elle maîtrisait ce qui arrivait, qu’elle jouait la séductrice pour arriver à ses fins, sans voir que chaque semaine l’emmenait un peu plus près de ses bras à lui, qu’il pourrait un jour l’embrasser sans qu’elle puisse lui résister, se refuser à lui, s’opposer à son désir à lui car ce dont elle crevait et qui ne pouvait pas durer des années, c’était de vivre dans une solitude maladive qui la dépossédait d’elle-même et la poussait chaque soir à boire un ou deux verres de trop (…) c’était un besoin irrépressible d’étreinte, d’une étreinte pour combler cette présence obsédante du vide et du froid qu’elle ressentait dans son corps, jusqu’au fond d’elle-même, jusqu’à la douleur. »


Lydie Savayre: La puissance des mouches
Un détenu pour homicide, ancien guide au musée de Port-Royal et imprégné de la philosophie de Blaise Pascal, livre sa version des faits et surtout se livre à différents interlocuteurs: avocat, juge, gardien...
Ce roman par son style m'a rappelé La chute , d'Albert Camus, où un ancien juge essaie aussi de comprendre quelle a été son existence dans un monologue.

Commentaires
Désolée mais aucun ne me tente. J'ai besoin de lectures plus réjouissantes, je n'ai plus envie de me plonger dans les tréfonds névrotiques des auteurs... (le Goncourt entre autres, les retours que j' en ai eus sont très partagés... )...
J'ai besoin d' optimisme !!!
Bisous.