Une exposition a rendu hommage à Iacqueline Bret-André, à la médiathèque Pierre-Héraud, à Laudun-l’Ardoise, à l’occasion des 20 ans de sa disparition.
Née à Belfort en 1904 dans une famille de protestants luthériens, elle part pour Paris à l’âge de 20 ans. Elle y fait la connaissance de Marguerite Cornillac, dite Maleck, l’épouse d’Albert André, pour laquelle elle réalise des décors de théâtre et devient ainsi proche du couple. De l’artiste, elle est aussi la muse, puisqu’il réalise de nombreux portraits d’elle.
En 1946, le couple André, qui n’a pas d’enfant, décide d’adopter Jacqueline Bret-André après vingt ans d’existence partagée. À la mort de Maleck en 1952 puis d’André en 1954, auxquels elle s’est dévouée jusqu’à la fin, elle œuvre pour faire connaître l’œuvre de son père adoptif. Elle lui succède notamment à la conservation du musée de Bagnols-sur-Cèze.
L'exposition montre quelques unes des toiles de Jacqueline Bret-André.
En 1971, elle épouse le critique et collectionneur d’art George Besson dont elle a déposé une partie de la collection (qui comprend des œuvres de Matisse, de Bonnard…) au musée bagnolais. Des missions de transmission qui lui ont collé à la peau jusqu’à la fin de sa vie, en 2006, à l’âge de 101 ans. Au point de s’être presque "effacée".
La maison d'Albert André léguée à la ville de Laudun est toujours fermée.