Voici un bon moment que je n'ai pas parlé de mes lectures. D'ailleurs elles n'intéressent peut-être que moi. Mais bon, voici trois romans pour l'automne.
Benjamin Dierstein: Bleus, blancs, rouges.
L'histoire commence en mai 1968 mais se déroule surtout au printemps 1978 sur fond de terrorisme. Dans ce polar, on croise des héros imaginaires, deux jeunes inspecteurs rivaux, Marco Paolini et Jacqueline Lienard, un brigadier infiltrant un groupe gauchiste: Jean-Louis Gourvernec; et un mercenaire doté de relations haut placées: Roger Vauthier. Tout ce petit monde évolue dans un contexte de guerre des polices et de services secrets, au milieu de personnalités plus connues (au moins pour les gens de ma génération), comme Jacques Mesrine, des membres d'extrême gauche d'Action Directe ou d'extrême droite du SAC. Ce premier tome d'une trilogie a reçu plusieurs prix... j'attends de lire la suite!


Et pour finir, un livre dont on a beaucoup parlé:
Thélyson Orélien: C'était ça ou mourir.
Je n'ai aucun avis sur la polémique qui a occupé les médias ces dernières semaines, je ne suis pas spécialiste d'IA. Le sujet est bien trop grave: comment fuir un pays devenu invivable et trop dangereux quand on n'a rien? Jonas Dorléon, le personnage principal, raconte son périple depuis Haïti jusqu'au Canada, en passant par l'Amérique du Sud grâce à des filières aussi dangereuses qu'aléatoires. Si le style m'a parfois paru ennuyeux, répétitif, certains chapitres sont émouvants comme le début de ce "roman", le passage au Brésil ou l'arrivée au Canada, par exemple. La fuite, l'exil, sont une tragédie.
