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le 05-03-2026 19:09

Lectures

Anne Bérest : La Carte postale

Anne Bérest raconte l’histoire d’une famille juive prise dans la tourmente des évènements du XXème siècle : les Rabinovitch quittent  l’URSS en 1919 : les parents partent en  terre d’Israël , les fils se dispersent : Tchécoslovaquie, Grande-Bretagne, Etats-Unis, ou France. Mais la Seconde Guerre Mondiale éclate. Ephraïm refuse de quitter la France , un homme honnête et travailleur comme lui ne voit pas pourquoi il serait menacé. Mais seule survivra Myriam, une de ses filles,  par qui,  indirectement, la narratrice va découvrir l’histoire tragique de sa famille.

J’ai beaucoup aimé ce roman, histoire terrible, humaine, nuancée où l’on voit que l’antisémitisme, qui à tort se confond avec l'état d'Israël,  est toujours, hélas, bien vivant, malgré les leçons de l’Histoire.

« Parmi le courrier, très ordinaire en ce début de mois de janvier, elle était là. La carte postale. Glissée entre les enveloppes, l’air de rien, comme si elle s’était cachée pour passer inaperçue.

Ce qui a tout de suite intrigué ma mère, c’était l’écriture : étrange, maladroite, une écriture qu’elle n’avait jamais vue auparavant. Puis elle a lu les quatre prénoms écrits les uns en dessous des autres, sous forme de liste.

Ephraïm

Emma

Noémie

Jacques

Ces quatre prénoms, c’étaient ceux de ses grands-parents maternels, de sa tante et de son oncle. Tous les quatre avaient été déportés deux ans avant sa naissance. Ils étaient morts à Auschwitz en 1942. Et ils resurgissaient dans notre boîte à lettres soixante et un ans plus tard. Ce lundi 6 janvier 2003.

- Qui a bien pu m’envoyer cette horreur ? s’est demandé Lélia.

Ma mère a eu très peur, comme si quelqu’un la menaçait, tapi dans l’obscurité d’un temps lointain. »

 

 

La carte postale
 
 
Gisèle Pélicot: Et la joie de vivre.
J'ai hésité à acheter ce livre, j'avais l'impression de tout savoir de cette histoire et de cette dame, en ayant écouté des émissions à la radio ou à la télévision, et je n'aime pas le voyeurisme. Et puis, parce que la dignité de Gisèle Pélicot m'impressionne, j'ai lu le livre écrit avec Judith Perrignon. Je ne regrette pas. Parce qu'il ne raconte pas le procès lui-même, ou seulement de temps en temps. Mais on découvre le parcours d'une femme née en 1952, dont la maman est décédée très tôt alors que ses parents étaient très amoureux, et qui a pensé toute sa vie que l'amour était plus fort que tout. Comme beaucoup de femmes de cette génération: la femme allait s'épanouir par son travai tout fondant une famille et en affirmant sa personnalité. Elle pouvait surmonter toutes les difficultés par son amour. Eh bien non... Ce n'est pas si simple.  Mais Gisèle Pélicot n'a pas renoncé. et vraiment bravo.
 
"Me voilà à plus de soixante-dix ans, symbole d'une nouvelle vague féministe que je connais peu. Je ne veux pas m'en détourner encore une fois. Je resterai celle que je suis, sans haine, incapable d'opposer les hommes aux femmes car, je le crois, nous sommes faits pour vivre ensemble.
 
Et la joie de vivre
 

 Miguel Bonnefoy: Héritage.

On quitte les histoires de femmes, quoique.  Le roman raconte l'histoire de quatre générations: le plus ancien, français, se rend  en Argentine puis au Chili parce que son vignoble est ruiné par le phylloxéra. Un de ses fils part se battre en France lors de la Seconde Guerre Mondiale. Sa petite-fille sera pilote en Angleterre lors de la Seconde Guerre Mondiale, l'arrière-petit-fils, victime de la répression de la dictature de Pinochet et de la torture, émigre en France... S'y mèlent des personnages déjantés, des oiseaux, des apparitions, c'est baroque. Il faut dépasser le dépaysement  pour s'attacher à cette famille extraordinaire.

" Cent ans plus tard, lui, son arrière-petit-fils, prenait le chemin du retour, après deux guerres mondiales et une dictature, et peut-être que, dans un demi-siècle, un nouvel exil viendrait s'additionner au long et lent feuillage des évènements, en une infinie de quêtes, de douleurs et de naissances."

 

 

Héritage

 

 Beaucoup de guerres et de souffrances... qui font écho à l'actualité, hélas.

 


 
 
le 12-02-2026 15:19

Le château de Villevieille

Le Château de Villevieille, à côté de Sommières (Gard),  date du XIème siècle. 

 

Deux cents ans plus tard, le château devient propriété royale et c'est de là, dit-on, que Saint Louis décide la construction d'Aigues-Mortes. Le Baron Bermond, gendre du Comte de Toulouse, Raymond VI, ayant pris parti contre le Roi de France pendant la guerre des Albigeois, voit son château rasé. Il sera reconstruit au XIIIème siècle pour une partie, à la Renaissance pour l'autre, si bien qu'il ne reste du château primitif que la base et une tour romane. Les tours carrées reliées par un rempart, datent du XIIIème siècle.

 

En 1520, les Pavée devenus Marquis de Villevieille et barons de Montredon, sont propriétaires du château. Quelques transformations sont apportées. La terrasse sera ajoutée sur la façade nord ouest en 1636.

 

 

En 1622, Louis XIII y séjourne et y organise le siège de Sommières. Le château n'a pas été incendié sous la Révolution grâce à l'amitié qui liait le Marquis de Pavée à Voltaire.

 

 

Inhabité de 1913 à 1960, le château est toujours la propriété des descendants du marquis de Villevieille, la famille de David Beauregard.  Le château est classé monument historique depuis 1972. Le très beau mobilier est également classé. Dans cette pièce les murs sont entièrement recouverts de cuir travaillé et teinté.

 

 

 


Commentaires

 

1. Jim10754  le 14-02-2026 à 12:02:58  (site)

Bravo pour la photo du jour

2. pierrette64  le 14-02-2026 à 17:23:54  (site)

Coucou Christine,j'ai voulu agrandir la dernière photo et j'ai perdu mon commentaire ,je suis très impressionnée par les murs recouverts de cuir ,c'est la première fois que j'en entends parler ,c'est surprenant car les tentures, tapis étaient plus utilisés me semblent il, cela doit etre incroyable de voir cela,une pièce plein de cachet...J'adore le puits ,j'avoue que j'ai un faible pour ces derniers et les lavoirs qui sont en perdition...Espérons que ce beau patrimoine résiste aux affres du temps...Doux weekend, gros bisous...

3. Florentin  le 19-02-2026 à 17:36:33  (site)

Il aurait été dommage de laisser unz pareille oeuvre à l'abandon !

4. pierrette64  le 22-02-2026 à 16:31:08  (site)

Coucou Christine, c'est un regret que j'ai de ne plus pouvoir visiter tout ce qui m'entoure avec mes soucis respiratoires mais je ne désespère pas qu'un jour je le puisse ,je me contente de me régaler en vous lisant...Très douce fin de journée, gros bisous...

 
 
 
le 31-01-2026 16:33

Palavas

 

Quelques souvenirs de la visite du musée Albert Dubout et du Musée du train et de la voiture miniature, dans la redoute de Ballestas, à Palavas Les Flots. Albert Dubout a produit un nombre de dessins incroyable. Un étage est consacré en ce moment à ses illustrations des oeuvres de Marcel Pagnol.
 

 

Voici quelques dessins qui m'ont particulièrement réjouie et témoignent de la diversité de son talent.

 

Ceux qui se lamentent: le dessin date mais est tooujours d'actualité. 

 

Le petit train de Palavas vu par Dubout, et en vrai, au musée.

 

 

 

 

 

 L'école du petit Marcel

 

 Du temps du téléphone à fil...

 

Et pour la nostalgie:

 

 


Commentaires

 

1. pierrette64  le 03-02-2026 à 22:58:31  (site)

Coucou Christine, quelle belle sortie ,je me suis surprise à sourire en regardant ses dessins de grande qualité à mes yeux qui délivrent de vrais messages ,à nous de les interpreter comme on le désire,je ne connaissais pas cet artiste ,ma culture artistique est très maigre et je te remercie du partage...La tauromachie a fait couler beaucoup d'encre mais ses dessins sont dans un sens plus percutant..J'ai cru que c'était une représentaion du sénat mais que nenni c'était l'école du petit Marcel sourire...Pas mal le téléphone filaire, j'adore ce petit train et les miniatures de voiture....Les lampadaires sont curieux ,point droit comme on a l'habitude de voir, ça a du charme ,comme quoi un simple détail peut tout changer....Très douce nuit, gros bisous...

 
 
 
le 23-01-2026 17:18

Escher

Maurits Cornelis Escher, ou comme il préférait être nommé, M.C. Escher, est un artiste fascinant qui sut transformer la géométrie et les mathématiques en art, à travers des jeux d’optique, de savantes compositions de pavages, des métamorphoses et summum de sa créativité, des constructions impossibles, bien que plausibles au premier regard.

L'exposition qui lui est consacrée à la Monnaie de Paris est réjouissante: dommage qu'il y ait beaucoup de monde, car il faudrait pouvoir s'arrêter devant chaque tableau pour  y découvrir toutes les illusions d'optique créées par l'artiste. Du coup je n'ai pas photographié les oeuvres les plus célèbres, mais celles-ci m'ont bien plu.

 

 

 

 Une flaque d'eau 

 

Et me voici dans un tableau! 

 

 

 

 

 


Commentaires

 

1. seringa  le 23-01-2026 à 21:28:02  (site)

Original !
Te voilà immortalisée dans une œuvre célèbre !
Bise.

 
 
 
 

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