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voyages, lectures, nature

le 17-11-2012 18:13

Rando poche, 9 novembre 2012

 

 Une rando libre, une rando-livre, une rando-poche, avec un livre, un livre de poche, un livre dans la poche du sac à dos, dont on parle, que l’on se prête   

       Marie-Claire a lu Jeanne. Jacqueline de Romilly y raconte la vie de sa mère, veuve à la guerre de 1914, et qui se consacrera à sa fille.  C'est un hymne filial, nuancé, fidèle, mais... un peu dérangeant tant cette figure maternelle est intrusive et a eu d'emprise sur la vie de sa fille.

       La révélation de l'été pour Michèle a été Kafka sur le rivage d'Haruki Murakami, un roman à la limite du réel et du fantastique. Il raconte l'odyssée de deux personnages, un jeune garçon et un "brave petit vieux". Un récit foisonnant et positif.

       Pas très optimiste par contre, Le Sermon sur la chute de Rome, de Jérôme Ferrari, a reçu le prix Goncourt 2012 et c'est mérité selon Gisèle. L'écriture bien qu'un peu "intello" (référence au sermon de Saint Augustin), est sans forfanterie et la lecture  facile. Deux jeunes gens, qui ont fait des études de philo, reprennent un café en Corse...

       Joe a été intéressée par l'histoire d'un tirailleur sénégalais, réfugié dans les Ardennes lors de la seconde guerre mondiale et qui deviendra résistant: Le Terroriste noir,  de l'auteur guinéen Tierno Monénembo.

       Françoise F. s'est plongée dans la saga d'Anna Ragde: La Terre des mensonges. Secrets de famille dans une porcherie norvégienne...

       Françoise E. propose le roman de la libanaise Hyan Yared: La Malédiction, qui décrit l'exploitation, l'asservissement d'une femme dans les années 80; histoire personnelle mise en parallèle avec l'histoire du Liban.

       Pour ma part j'ai déjà dit dans ce blog tout le bien que je pense du livre de Julie Otsuka racontant le sort des Japonaises émigrées aux Etats-Unis au siècle dernier: Certaines n'avaient jamais vu la mer (prix Fémina étranger 2012).

 


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1. wolfe  le 18-11-2012 à 13:56:14  (site)

Bon dimanche à toi!
Bisous

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le 16-11-2012 15:49

Peste & Choléra, de Patrick Deville

J'avais beaucoup aimé le précédent roman de Patrick Deville, Kampuchéa, et j'ai donc acheté son nouvel ouvrage sans attendre qu'il ait reçu un prix.

Peste & Choléra  (prix Fémina 2012) raconte la vie d'Alexandre Yersin, médecin, chercheur,  disciple de Pasteur, aventurier, touche à tout, d'une curiosité insatiable, qui choisit de vivre et poursuivre ses recherches au Vietnam dans la première moitié du XXème siècle; une belle figure d'"aventurier" moderne et de solitaire.

Encore une fois, Yersin essaie de fuir toute cette saleté de la politique et d'être seul. Même si de sa vie, il ne parvint jamais à s'éloigner vraiment de l'Institut et de la petite bande des pasteuriens.

Le récit balance entre plusieurs époques - le changement n'est pas toujours facile à suivre - mais la poésie n'est jamais loin de la biographie et de l'épopée du progrès des années 1860 à 1940:

A l'époque de Mouhot, le découvreur des temples d'Angkor, en l'année soixante d'un autre siècle - l'année où Pasteur entame son grand combat contre la génération spontanée et gagne, depuis Chamonix, la mer de Glace pour y effectuer ses relevés d'air pur -, c'était encore, pour atteindre l'Asie, le long détour par le cap de Bonne-Espérance. Trois mois de mer à la voile. Trente ans plus tard, le premier voyage de Yersin à bord de l'Oxus s'était effectué à la vapeur et par le canal de Suez, et ça n'était plus que trente jours. En ce printemps quarante, en avion, c'est huit jours.

L'humour n'est pas loin non plus... Yersin, perfectionniste dans tous les domaines, s'intéresse à l'élevage des poules:

Il les voit à présent d'un autre oeil et elles aussi. Elles le regardent en clignant de la paupière, avec ces petits hochements de tête penchée en cascades, comme mécaniques, sentent bien qu'il couve quelque chose, et qu'elles vont devenir des poules scientifiques. Les pasteuriens, comme chacun sait, doivent beaucoup à la poule. Yersin décide d'améliorer par croisement la variété locale. Sa soeur lui fait parvenir un grand coq vaudois pour ses poules annamites. Et là, sans doute, c'est la petite bande des freudiens qu'il faudrait interroger sur cette incestueuse procuration.  Les poulettes ébourriffées n'ont pas vu le coup venir. Elles prennent goût à la recherche scientifique.

 

 


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1. seringa  le 16-11-2012 à 18:00:20  (site)

Merci pour cette belle présentation.
Je viens d'acheter le Goncourt.ça m'a l'air de bonne tenue cette année.
Bonne soirée et à plus. Bisou.

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le 12-11-2012 22:05

Hakodate

Samedi 29 septembre 2012, Hakodate, dernière étape sur  l'île d'Hokkaïdo: de Asahidake-onsen à Hakodate, au sud de l'île, 478km en bus puis en train. Hakodate(293000 habitants) est une cité portuaire intéressante.

Au réveil il faut se promerner dans l'Asa-Ichi, le marché du matin et goûter un poulpe cru tranché en fines lamelles: petit déjeuner somptueux!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

On y rencontre quelques crabes fugueurs...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il y a beaucoup à voir dans le quartier de Motomachi: le coin des églises (russe, catholique, protestante) ou temple bouddhique, l'ancien consulat anglais glorifiant la mission pacificatrice et diplomatique du Royaume-Uni au Japon, le musée des Peuples du Nord... et surtout l'ancienne mairie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

qui  offre une jolie vue sur le port

...et où l'on peut se pavaner avec de superbes robes louées, ce qui semble beaucoup plaire aux Japonaises:

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Ici les ours sont paisibles. 

En montagne chaque randonneur a une clochette accrochée à son sac à dos pour prévenir l'animal de son passage (mais nous n'en avons pas rencontrés)...

 

 

 

 

 

 

En se promenant vers le cimetière des étrangers on rencontre des maisons caractéristiques

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

tout comme ces volets:

Les trottoirs offrent aux habitants des espaces pour installer un jardinet:

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et puis le soir, il faut admirer la ville du haut du Hakodate-Yama (334m) d'où l'on aperçoit les lanternes des pêcheurs de calamars.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

On peut aussi se promener dans le quartier des anciens entrepôts  de brique rénovés de Nishi Hatoba où se trouvent les restaurants,

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Voici un panneau auquel nous ne sommes pas habitués... Pourtant, opportunément alertées par notre logeuse, au Nice Day Inn où nous avons une toute petite chambre, nous allons quitter Hakodate plus rapidement que prévu  à cause de l'annonce d'un typhon ... C'est le Japon!

 


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1. lafianceedusoleil  le 12-11-2012 à 22:40:08  (site)

bonsoir ma douce Christine,
une petite visite pour te souhaiter une douce nuit et un bon mardi.
Merci pour cette belle promenade.
Je t'embrasse très fort.
NineNineNineNineNine

2. seringa  le 13-11-2012 à 16:37:36  (site)

Chacune de ces photos est une histoire, passionnante, en elle-même.
Tu devrais éditer un livre avec toutes ces merveilles.
Bonne soirée et bises.Seringa.

3. pouty88  le 16-11-2012 à 05:49:32  (site)

bonjour
ouah que de belles photos et article très intéressant.
belles robes!
pulpe cru bo! c'est bon?
bon vendredi
pouty

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le 10-11-2012 22:05

Asahi-dake 2

Asahi-dake, 26 septembre 2012

L'auberge de jeunesse (logement bon marché, pas seulement réservé aux jeunes, la preuve!) d'Asahi-dake Onsen, Daisetsuzan Shiraba-sö, est confortable, accueillante... et la nourriture est bonne et copieuse: au menu du soir par exemple, coquille Saint-Jacques, tempura de poulet, légumes.... Un petit paradis...

Par crainte d'une nouvelle randonnée dans les nuages, nous optons pour une altitude moins élevée et faisons le matin une petite randonnée  au milieu de zones très humides. Un paysage et une manière de randonner qui n'est pas sans me rappeler les randonnées en Finlande...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pourtant la végétation est différente: fougères, bambous, sapins souvent renversés (le sol est-il trop humide?), bouleaux,  la saison des fleurs est finie. C'est la descente de 5,5km vers la  gorge impressionnante de Tenninkyio Onsen et Hagoromo-no-taki, la cascade de la robe des anges...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Juste récompense à l'arrivée: l'onsen de Oyado Shikisima-sou qui accueille aimablement les randonneuses fatiguées dans leur cadre distingué...

Un onsen est un bain alimenté par des sources d'eau chaude (à l'intérieur ou à l'extérieur) dans lequel on se détend après avoir pris sa douche. C'est génial!

 


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1. seringa  le 11-11-2012 à 09:54:31  (site)

Rando impressionnante, et superbe cascade.
Le menu de l'auberge me fait saliver...
Bon dimanche, un gros bisou.Seringa.

2. wolfe  le 11-11-2012 à 15:44:36  (site)

Bonsoir!
Non là on est plus dans la chanson mais dans l'horreur total!
Superbes les photos!!
Bisous

3. lafianceedusoleil  le 11-11-2012 à 16:54:33  (site)

bonjour Christine,
l'auberge est très belle puis la nourriture copieuse, que demander de mieux.
Les photos sont belles.
Vous aviez même apporté des jumelles, tout était prévu.
Vous avez sillonné des petits sentiers, ce devait être agréable.
Merci Christine
Je te souhaite une bonne fin de journée et une agréable semaine.
Je t'embrasse

smiley_id117199

4. Misscalimero  le 11-11-2012 à 17:33:59

Coucou
Sublimes photos!!! merci pour les voyages! ça fait du bien!!!
bonne fin de week end
bisoooous

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le 08-11-2012 21:43

Le grondement de la montagne, de Kawabata Yasunari

Lors de mon voyage au Japon, j'ai emporté les Romans et nouvelles de Kawabata Yasunari, en un volume, aux éditions  Pochothèque; 795grammes...  : un poids minimal pour des oeuvres majeures de ce prix Nobel de littérature 1968, mais dans le sac à dos, ça pèse...

J'avais lu  il y a environ 28 ans Le Grondement de la montagne, paru en 1969 en France, vingt ans avant au Japon pour le premier fragment, et j'en avais gardé un souvenir  ému, je ne sais plus pourquoi.

Ce roman de la vieillesse me parle encore aujourd'hui.

Shingo  a la soixantaine, il travaille, il a des enfants et des petits-enfants, voit ses amis vieillir comme lui et mourir.  Il comprend qu'entre ses enfants et lui un fossé se creuse. Divorce, maîtresse, enfant illégitime... Quel est son rôle au sein de la famille? Est-il le gardien d'une tradition? Doit-il intervenir? En a-t-il même l'envie, l'énergie? Il est âgé, sa vie conjugale est usée par l'habitude mais il n'en est pas moins sensible, de manière troublante,  au charme et à la gentillesse de sa belle-fille: n'existe-t-il plus désormais qu'en tant que chef de famille? Le vieil homme qui sent que la mort approche, s'attendrit sur lui-même devant des tournesols en fleurs ou  un tulipier.

(photo empruntée sur Internet) 

C'était un tulipier. de près il distingua trois arbres qui formaient une seule silhouette. Il lut une notice: parce que la fleur de cet arbre ressemble à une tulipe, on l'appelle tulipier. Originaire d'Amérique du Nord, il se dévelope rapidement. Celui-là devait avoir environ cinquante ans.

"Il n'a que cinquante ans! Il est plus jeune que moi!" Surpris, le vieillard levait les yeux vers l'arbre.

Les très courts chapitres sont  instantanésémouvants, des fractions de vie, de sensations: un dessin, une photo, prise sur le vif, une impression.

 

 


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1. lafianceedusoleil  le 09-11-2012 à 08:58:23  (site)

bonjour ma douce Christine,
c'est la description d'un beau sujet que tu nous narres.
Tu as été courageuse d'emporter avec toi un livre d'un tel poids, moi qui minimise toujours les kg quand je pars.
très bonne fin de semaine Christine.
Je t'embrasse
smiley_id117194smiley_id117191

2. pouty88  le 10-11-2012 à 06:28:57  (site)

bonjour
ouah marrant et superbe cette arbre !
un tulipier j'avais jamais entendu parler très intéressant...
ouah j'en apprend chez toi ,c'est super!
bonne journée
pouty

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