en chemin

voyages, lectures, nature

le 04-08-2013 08:36

Testament à l'anglaise, de Jonathan Coe

       Testament à l'anglaise, paru en 1994, aurait pu aussi s'intituler Humour à l'anglaise. Michael Owen est un jeune homme mal dans sa peau; il vit à Londres et il fait chaud dans les parcs cet été là...

C'était l'heure du déjeuner et des hordes d'oisifs se doraient dans l'éclat d'un ciel inconvenablement bleu; des soupçons de vêtements aux couleurs criardes couvraient à l'occasion leurs corps écarlates, et ils dodelinaient de la tête au rythme infernal de de leurs transistors ou de leurs baladeurs (C'était un tumulte de musiques diverses). Les poubelles regorgaient de bouteilles, de canettes et de papiers gras. L'ambiance semblait à la fête, avec toutefois une nuance d'énervement et de rancoeur - sans doute à cause de la chaleur qui confinait à l'insupportable (...)

Il se trouve mêlé  à une enquête sur la richissime famille  Winshaw.

        L'énigme policière, meurtres dans un domaine isolé, est surtout le prétexte à une critique féroce des années Tatcher et du libéralisme économique  dans tous les domaines: restrictions budgétaires dans les hôpitaux

J'ai également pris une ferme décision pour le mot "hôpital". Ce mot est exclu de nos discussions: nous parlerons désormais d'"unités pourvoyeuses". Car leur seul but, dans le futur, sera de pourvoir à des services qui leur seront achetés par les autorités et par des médecins en vertus de contrats négociés. L'hôpital devient un magasin, les soins deviennent une marchandise, tout fonctionne selon les règles des affaires: produire beaucoup, vendre bon marché. La magnifique simplicité de cette idée m'émerveille.

manipulations biologiques et chimiques dans l'agriculture, collusion entre l'industrie de l'armement et la politique étrangère (c'est la guerre en Irak), dévalorisation de la culture, télévision au rabais... la liste n'est pas close!

       Ce roman de Jonathan Coe qui mélange points de vue et époques est fort bien mené jusqu'à "l'envol" final : je n'en dis surtout pas plus!

 

 

 


Commentaires

Dernier commentaire    Commentaires terminés   Fermer les commentaires
 

1. fanfan76  le 04-08-2013 à 08:10:59  (site)

Bonjour Christine, c'est vrai que l'on aimerait connaitre la fin! sera t-elle tragique! car avec ce qui est dit dans ce roman, cela ne laisse présager rien de bon! j'espère que l'avenir de nos enfants, et petits enfants ne sera pas comme cela mais parfois, on se pose bien des questions!
Je t'embrasse et te souhaite un beau dimanche. fanfan.

2. wolfe  le 04-08-2013 à 09:44:28  (site)

Bonjour
Il a l'air pas mal ce livre!
Bon dimanche!
Bisous

3. pouty88  le 05-08-2013 à 05:23:03  (site)

bonjour
pti coucou ,bon c'est pause lecture ,trop chaud pour faire des photos ,ah je comprends ...
bon lundi
pouty

4. Kriemhild  le 05-08-2013 à 08:38:26  (site)

Bonjour !

Il a l'air sympa ce livre, même si ce n'est pas du tout mon style... D'ailleurs un jour, faudra quand même que je tente un autre style, juste comme ça, pour voir !

5. lafianceedusoleil  le 06-08-2013 à 07:02:42  (site)

bonjour ma douce Christine,
je pense que tu as bien débuté la semaine ma jolie et que tu portes comme un charme malgré la chaleur.
Belle journée ma petite Christine.
Je t'embrasse

smiley_id239910smiley_id1993226smiley_id2354644

6. fanfan76  le 09-08-2013 à 20:19:09  (site)

Bonsoir Christine, merci, oui ces citations sont très belles et justes, quel grand courage ont eu ces femmes et hommes pour s’opposer à juste titre aux lois ségrégationnistes.
Je t'embrasse et te souhaite un bon week-end. fanfan.

7. lafianceedusoleil  le 10-08-2013 à 07:02:58

bonjour ma petite Christine,
il est beau ce petit oiseau jaune, il a attiré mon attention.
Il est intéressant ton récit, c'est un roman policier.
Je te souhaite un magnifique week-end;
Je t'embrasse
Cricri

smiley_id239910NineNineNineNineNine

8. Kriemhild  le 10-08-2013 à 09:32:48  (site)

Bonjour !

Merci d'être passée ! Tu dis que tu rattrape ton retard sur les blogs mais visiblement tu n'as pas encore eu le temps d'écrire un nouvel article.

Bonne journée, bises !

9. wolfe  le 10-08-2013 à 09:36:25  (site)

Bonjour
Merci passe un bon week end aussi!
Bisous

10. jeanmi  le 10-08-2013 à 12:53:58  (site)


Un petit coucou en passant par chez toi.
C'est bien, tu me donnes des idées pour mes prochains livres Sourire
Bisous

Premier commentaire    Commentaires terminés   Fermer les commentaires
 
 
 
 
le 28-07-2013 21:18

La Ballade d'Iza, de Magda Szabo

       La Ballade d'Iza est un roman émouvant. Iza est une fille parfaite, la fille parfaite. Elle s'occupe de sa mère devenue veuve, anticipe ses désirs, se sacrifie... Oui mais? Que souhaite véritablement la  vieille dame? Qu'en sait sa fille, le jour même de l'enterrement de son père?

Iza descendit; aidée par le chauffeur, elle fouilla dans le coffre de la voiture, et la vieille femme vit émerger la valise brune et légère qu'avait sa fille en arrivant. Iza serra la main du chauffeur et aida sa mère à descendre à son tour.

- Maintenant on prend un café et tu t'en vas.

       Cette histoire de famille se déroule en Hongrie, dans une Hongrie qui  évolue: autant de perturbations pour Mme Szöcs...

Elle va la tuer, se disait-il, comme elle a failli me tuer moi-même. Lâchée par Iza, la vie de la pauvre maman tient à un fil: un mois ou deux, et elle sera liquidée. Mais moi, je la récupérerai peut-être.

       Mais peut-être pas. Car que comprennent-ils tous du désarroi de cette femme? Que savent-ils de son histoire?  Des questions de génération, toujours actuelles, dans le roman de Magda  Szabo publié pour la première fois en 1963.

 

La ballade d’Iza

 

 


 

 


Commentaires

Dernier commentaire    Commentaires terminés   Fermer les commentaires
 

1. Kriemhild  le 29-07-2013 à 08:02:20  (site)

Bonjour !

Oh, un lapin ! Mais mis à part la couverture, ce livre ne semble pas trop fait pour moi. Trop sérieux, lol !

Nous on s'est régalé à la représentation de "Bienvenue au paradis".

Bonne journée, bise

2. lafianceedusoleil  le 29-07-2013 à 21:37:59  (site)

kikou ma belle,
ce soir, il fait frais, l'énergie revient. Ca permet de se ressourcer en attendant à nouveau les grandes chaleurs de la fin de la semaine.
Bonne semaine ma jolie.
Je t'embrasse
Cricri

3. lafianceedusoleil  le 30-07-2013 à 20:31:31  (site)

bonsoir ma petite Christine,
une petite visite dans la fraicheur pour te souhaiter une douce nuit.
Ce soir, nous avons un vent impressionnant. Pauvres feuilles qui commencent à tomber.
Je t'embrasse
Cricri

4. pouty88  le 01-08-2013 à 04:45:09  (site)

bonjour
pti coucou pour te souhaite bonne fin de semaine
pouty

5. jeanmi  le 01-08-2013 à 13:01:28  (site)

Hello,
ça va ? pas trop chaud ?
Ta photo de perrier me donne soif lol.
Gros bisous

6. lafianceedusoleil  le 01-08-2013 à 19:51:43  (site)

kikou ma belle,
je te souhaite une bonne fin de semaine.
J'espère que tu ne souffres pas trop de la chaleur.
Gros bisou

smiley_id239916smiley_id239910

Premier commentaire    Commentaires terminés   Fermer les commentaires
 
 
 
 
le 28-07-2013 08:48

Un peu de fraîcheur

Un peu d'eau pour se rafraîchir...

A Montpellier, rue Fabre

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

et place de la Comédie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

à Avignon, le Rhône

 

C'est la fin du festival.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et pour se désaltérer ...



 

 


Commentaires

Dernier commentaire    Commentaires terminés   Fermer les commentaires
 

1. wolfe  le 28-07-2013 à 07:38:46  (site)

Bonjour
Magnifiques photos, c'est vraiment incroyable!
Bisous et bon dimanche!

2. pouty88  le 29-07-2013 à 05:08:58  (site)

bonjour
ah oui un perrirer pour ce désaltérer ça fait du bien ,bon ça va depuis hier pluie et bon ça sais bien rafraichi dehors oufffffff
bonne journee
pouty

3. gegedu28  le 29-07-2013 à 15:33:51  (site)

Bonjour Christine,
tu me disais récemment "Un moulin qui se déplace... ce n'est pas courant!", et bien "Un pont qui s'arrête au milieu du fleuve, ... c'est pas courant non plus !"
Merci du partage en tous cas.
... le Quart Perrier ne se refuse pas par ces chaleurs !
Bises
Gérard

Premier commentaire    Commentaires terminés   Fermer les commentaires
 
 
 
 
le 26-07-2013 08:45

14, de Jean Echenoz

       Jamais deux sans trois...

       Après La Garçonne, Manhattan Transfer, je lis par hasard un autre roman qui se déroule au début du XXème siècle. 14 désigne plus exactement août 1914 et la Première Guerre mondiale. Cinq hommes partent à la guerre, ils sont presque joyeux. Blanche attend le retour de l'un d'entre eux. Elle est enceinte. Mais qui reviendra? 

       En 124 pages, Jean Echenoz dresse un tableau cruel et effrayant des "désastres de la guerre".

On s'accroche à son fusil, à son couteau dont le métal oxydé, terni, bruni par les gaz ne luit plus qu'à peine sous l'éclat gelé des fusées éclairantes, dans l'air empesté par les chevaux décomposés, la putréfaction des hommes tombés (...)

 

14

 

 


Commentaires

Dernier commentaire    Commentaires terminés   Fermer les commentaires
 

1. wolfe  le 26-07-2013 à 08:13:17  (site)

Bonjour
J'ai fait un stage dans un musée de la Guerre 14-18, et certaines choses ne sont pas belles à voir....Les pauvres quand même!
Bisous

2. lafianceedusoleil  le 26-07-2013 à 08:16:16  (site)

kikou Christine,
tu es une dévoreuse de livres ma jolie. Heureusement, cela ne fait pas prendre de poids.
Cette nuit, nous avons eu des orages.
La température n'a pas trop baissé.
Bonne journée ma jolie.
Bisou

3. Kriemhild  le 26-07-2013 à 09:05:12  (site)

Bonjour !

On dirait que toi et moi, on n'a pas du tout les même lectures... Mais le principal, c'est de passer de bons moments !

C'est sur que les recettes au four, c'est pas trop le moment. Sauf si suer fait maigrir, lol ! Et puis, je sais pas pourquoi, mais cuisiner me permet aussi d'avoir moins faim.

Bonne journée et merci de ton passage chez moi.

4. lafianceedusoleil  le 27-07-2013 à 06:58:06  (site)

kikou ma belle Christine,
très bon samedi ma jolie.
Un gros et très long orage a éclaté sur la capitale. C'était impressionnant.
Je t'embrasse
Cricri

Premier commentaire    Commentaires terminés   Fermer les commentaires
 
 
 
 
le 25-07-2013 10:27

Manhattan Tranfer, de John Dos Passos

       L'écriture nerveuse et toujours moderne de ce roman paru aux Etats-Unis en 1928 a de quoi séduire. Le titre, Manhattan Transfer, renvoie au nom de la gare de triage de New-York.

       John Dos Passos dresse le portrait de cette capitale entre les années 1900 et 1920: ville où se croisent des individus au chômage, à la recherche  d'un emploi souvent de misère, des spéculateurs et de jeunes artistes; grande ville qui se modernise et se transforme; La Première Guerre mondiale et le retour des soldats américains, la crise économique, la prohibition et l'alcoolisme... Ville ghetto séduisante et désespérante.

Vertige. One more river... Le plancher où s'agite les couples roule comme le pont d'un navire. Le bar est plus stable. "Voilà Gus McNiel." Tout le monde dit: "Ce bon vieux Gus!" De grandes mains frappent de larges dos, des bouches rugissent, noires dans des faces rouges. Des verres se lèvent, s'entrechoquent et scintillent, se lèvent et s'entrechoquent en une sorte de danse. Un fort gaillard au visage couleur de betterave, aux yeux enfoncés et aux cheveux bouclés, traverse le bar en boitant, appuyé sur une canne.

 

 

       Le roman est constitué de courtes scènes avec des personnages qui se rencontrent ou non, et que l'on suit  pour certains du début à la fin, en particulier Helen, la jeune femme qui voudrait s'émanciper mais comment réussir dans le milieu artistique sans argent? le pittoresque  Congo; Gus plein d'espoir au début :

"J'en ai jusque-là... Voici ce que je vais faire: je vais partir pour l'Ouest, occuper un terrain dans North Dakota, ou quelque part par là, et cultiver du blé. J' m'y connais assez en travaux de ferme... Cette vie dans les villes ne vaut rien(...)

- T'as raison. cette ville est foutue.

Ou Jimmy à qui  une enfance particulière a peut-être donné un regard lucide sur la société et qui saura s'arracher à la fin du roman à cette atmosphère.

Dans le brouillard sombre et vide de la rivière, l'embarcadère baille soudain, bouche noire avec une gorge de lumière. Herf se hâte à travers une obscurité caverneuse et débouche dans une rue estompée de brouillard. Puis il monte une côte. Il y a des voies de chemin de fer en dessous de lui et le lent martèlement d'un train de marchandise et le sifflement d'une locomotive. Au sommet de la côte il s'arrête et regarde derrière lui. Il ne peut voir que du brouillard, tacheté par le halo des lampes à l'arc. Alors il repart, heureux de respirer, de sentir battre ses artères, d'entendre ses pieds frapper le pavé, entre des rangées de maisons qui semblent appartenir à un autre monde.

 

 

 


Commentaires

Dernier commentaire    Commentaires terminés   Fermer les commentaires
 

1. lafianceedusoleil  le 25-07-2013 à 08:34:42  (site)

kikou ma petite Christine,
c'est normal ma jolie. J'y ai pensé.
A midi, nous partons à Montargis, c'est à une cent cinquantaine kilomètres de Paris.
Nous allons faire des emplettes de compléments alimentaires chez un guérisseur mondialement connu.
Belle journée ma jolie
bisou

2. lectrice44  le 25-07-2013 à 09:21:43  (site)

Bonjour, merci de ta visite chez moi, j'ignorais que j'étais en photo du jour. Voilà un roman qui m’intéresse de par le résumé que tu en fais, donc pour moi à lire. Bonne journée.

3. fanfan76  le 25-07-2013 à 11:18:07  (site)

Bonjour Christine, tu vois ce midi mes larmes ont coulé, quand j'ai entendu la catastrophe du train de St Jacques de compostelle, mes larmes coulent pour tous les êtres vivants qui souffrent.
Je te souhaite une bonne après midi. fanfan.

4. lafianceedusoleil  le 25-07-2013 à 21:02:01  (site)

kikou ma petite Christine,
je te souhaite un magnifique week-end.
Des orages sont attendus dans la nuit.
Il fait très chaud.
Je pense que chez toi aussi, tu as de la grosse chaleur.
Bisou

Premier commentaire    Commentaires terminés   Fermer les commentaires
 
 
 
 
 

Ajouter un commentaire

Pseudo : Réserve ton pseudo ici
Email :
Site :
Commentaire :

Smileys

 
 
 
Rappel article